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L'étude pyrotechnique

Pourquoi la réalisation d'une étude pyrotechnique ?

La zone d'étude pour l'implantation du projet photovoltaïque est située dans le périmètre de l’ancien champ de tir et de manœuvre militaire le Causse de Savignac au lieu-dit « Les Crouzilloux » sur la commune de Mayac (24).

Cette étude complémentaire a donc pour but d'analyser la présence ou l'absence de risque pyrotechnique sur la zone d'étude.

Les résultats de l'étude historique pyrotechnique 

D'après l'analyse de Betareg, bureau d'études spécialisé dans les études pyrotechniques, le Causse de Savignac ne subit pas de dommages de guerre. Ce lieu-dit sera cependant utilisé des années 1930 aux années 1960 comme champs de tir pour l’infanterie et l’artillerie.

La zone d'étude est parcourue par les zones de tir et a donc été impactée par les tirs d’entrainement.

Trois zones à risques ont ainsi été définies :

  • Une zone Rouge (114 000 m²) : où la découverte de munitions type mortier est fortement probable en surface (litière forestière) et dans la sous-couche d’humus ;
  • Une zone Orange (7 500 m²) : cette surface inclut les capitales de tir des autres catégories (Mousqueterie et artillerie) où la possibilité de découverte est avérée mais dont les munitions ne présentent pas de dangerosités particulières (munitions d’exercice lestées sans matières actives). Néanmoins, toutes munitions doivent être considérées comme dangereuses sans l’identification formelle d’un spécialiste en munitions historiques ;
  • Une zone Jaune (209 000 m²) : toute la surface Est de l’emprise se situe dans la zone de danger définie par le procès-verbal d’utilisation des champs de tir. Le risque de découverte est probable mais en quantité moindre, la zone de danger des champs de tir est définie pour interdire l’accès à toutes personnes étrangères à l’exercice de tir pour la préserver de tous risques inhérents (exemple : erreur de trajectoire de tir).


Résultat de l'étude historique pyrotechnique

L'emprise correspond à la zone d'étude concernée par le risque pyrotechnique.

 

Par conséquent, il a été décidé de réaliser une étude complémentaire de terrain. Cette étude est réalisée par diagnostic magnétique en cherchant les anomalies magnétiques dans la sous-couche d'humus. L’interprétation informatique d’une perturbation magnétique permet de définir le volume et la profondeur de l’objet, cependant le caractère pyrotechnique ne sera confirmé qu’après la mise à jour de l’objet par excavation par une entreprise spécialisée dans le domaine pyrotechnique. Cette étude permet donc de quantifier le risque pyrotechnique sur zone.

Les résultats de l'étude pyrotechnique sur site

Betareg a proposé une méthode opérationnelle pour définir l’emplacement d’une éventuelle pollution pyrotechnique et d’en définir une densité. Deux lignes de mesures magnétométriques N1 et E2 sont définies pour confirmer ou infirmer le risque pyrotechnique. Il a été initialement prévu 6 passages sur une largeur de 2 mètres pour chaque ligne de mesure.

Une surface S3 de 9420 m² a été définie pour déterminer la densité de cette potentielle pollution. Il était prévu 70 passages d’une largeur de 2 mètres pour couvrir cette surface.

 

Du fait du boisement avec un tapis forestier très dense au point d’origine N1, Betareg a orienté les investigations vers une direction Nord comme prévu vers le centre de la capitale de tir mortier (décalage vers l’ouest). Les bandes de mesures ont également été élargies, passant de 2m par passage à une dizaine de mètres.

La découverte d’éclats de munitions sur le terrain a donné lieu à un marquage systématique avec des coordonnées GPS. Les recherches se sont limitées à une profondeur d’une dizaine de centimètres, mais la majorité se situait en surface sous la couche de mousse ou de feuillage.

 

L'utilisation du site comme champs de tir est avérée. La présence de nombreux éclats d'obus de 155 mmn non répertoriés dans les documents d'archiver, indique que l'utilisation du site ne s'est pas limitée à la période de 1940-1942 propre à l'armée de Vichy; Cependant, la zone impactée est concentrée sur la partie Nord-Ouest de 'l'emprise du projet. Cette zone est cohérente avec les capitales de tir de mortier et d'artillerie définies dans l'étude historique. La partie Est de l'emprise semble être exempte de pollution pyrotechnique.

Les zones à risques pyrotechniques sont ainsi redéfinies :

Une dépollution pyrotechnique sera nécessaire sur la zone Nord-Ouest avant la construction du projet solaire.